L’aube est gourmande

Le livre

L’aube sera grandiose voilà un titre qui promet beaucoup et Anne-Laure Bondoux tient ses promesses.
Nine a 16 ans, ce soir c’est la fête du lycée, celle qui marque le début des vacances, celle qu’on attend depuis des mois, et pourtant elle est assise à l’arrière de la voiture car sa mère, Titania, a certainement décidé de lui pourrir la vie.
Elle l’embarque, la substitue à sa vie pour passer une autre sorte de nuit blanche. Titania va se livrer pour la première fois, sans filtres, avec amour, avec urgence. Que va-t-elle transmettre à Nine, quel est ce secret qui a forcé sa mère à la « kidnapper» de la sorte? Quel était ce poids qui ne pouvait attendre un jour de plus ? Voilà Nine embarquée dans la vieille voiture familiale, déracinée pour finir dans un chalet sommaire au bord d’un lac, encerclé par une forêt sombre. Pour cause Titania a des choses à cacher, un passé aussi obscure que lumineux, comme cet endroit reclus mais dans lequel on sent la chaleur d’une famille aimante, le manque, la magie. Et c’est tout ça que Titania va enfin pouvoir livrer à sa fille, toute sa vie en quelques heures, toute une famille cachée, des noms, le sien d’abord Consolata et ceux des êtres aimées trop longtemps dissimulés : Rose-Aimée, Vadim, Octo, Orion,…

Aube couverture

Pourquoi on aime ?

  • Parce que cette nuit blanche nous voulons la vivre aussi, ne pas refermer le livre avant d’avoir tout découvert et en même temps nous voudrions prendre le temps de savourer chaque moment, chaque anecdote, chacune des pensées de Titiana et Nine, ce moment de confrontation et de complicité.
  • Parce que ça parle de vélo et mon papa est cycliste du coup identification instantanée.
  • Parce que comme son personnage, Titania est romancière, Anne-Laure Bondoux est « la fée du suspens »
  • Anne-Laure Bondoux livre un texte poignant, d’une grande sensibilité, à la fois drôle, touchant, angoissant, doux et fort, rehaussé par les illustrations de sa propre fille Coline Peyrony. On est immédiatement embarqué à l’arrière de la voiture avec Nine, on sent les odeurs de cette cabane inhabitée, on rit, on pleure, on attend, on espère. Bref ici c’est la lecture qui est grandiose.
  • Parce que c’est spécifiquement le genre de livre qu’on kiffe, des tranches de vie, du mystère, de la transmission et de la gourmandise.

Qu’est-ce qu’on mange?

Pas besoin d’aller loin dans la lecture pour découvrir le plat signature du livre. Il revient comme un gimmick, un plat qui est plus une référence, la promesse d’un réconfort, une phrase de complicité qu’un réel met d’ailleurs.

Le potage au tapioca avec des tartines-thon-tomate-et-des-croquants-poivrés. Et du coup pas de recette, Anne-Laure Bondoux nous a spécifiquement expliqué qu’elle ne pensait pas à un gout particulier mais bien aux sonorités. Donc on a eu une sorte de carte blanche et par ce froid vous aller voir que notre recette est bien riche.

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Le potage au tapioca

C’est pour moi le plat phare de l’hiver, celui que nous faisait ma maman quand on rentrait transis de froid les dimanche pluvieux après être allés encourager le père ou les aînés. Pour moi donc la meilleur soupe du monde c’est bouillon de poulet, légumes et le must de tout les trucs à mettre dans la soupe, les perles du Japon. Il y a un côté enchanteur dans ces perles, petits grains blancs qui deviennent des sphères parfaites, translucides et brillantes dans le potage, un peu visqueuses et fondantes sous la langue… mmmmhh.

Du coup dans votre potage vous mettez bien ce que vous voulez mais il y a deux obligations : du gras et des perles du Japon.

  • Un demi potiron vert (oui oui ça existe et le notre vient de la Ruche qui dit oui, bio et local donc)
  • Des carottes blanches (même remarque ^^)
  • Un coloquinte
  • Deux patates
  • Une poignée de pois chiches (préalablement trempés pendant une nuit au moins)
  • Un peu de lentilles
  • Une carcasse de poulet (ou un poulet entier si vous aimez le poulet bouilli)
  • Une feuille de laurier et une branche de thym
  • Un kub or
  • Un cube de légumes

Alors là c’est pas compliqué après avoir épluché les patates, le coloquinte et les carottes on met tout ce petit monde dans une marmite, on recouvre d’eau et on laisse cuire environ 30 min sous pression. Une fois que c’est cuit on retire la peau du potiron (plus facile une fois cuit), la carcasse et le bouquet garni. Attention aux petits bouts de cartilage et d’os, il faudra bien trier.

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Une fois qu’il ne reste que le bouillon et les légumes vous pouvez passez au mixeur, perso j’ai un plongeur c’est assez pratique et ça fait moins de vaisselle (ma fainéantise me dit merci ^^).

Si l’aspect est trop purée n’hésitez pas à rajouter un peu d’eau, ainsi que du beurre ou même un peu de crème si ce n’est pas assez riche.

Portez à ébullition et ajouter les perles du japon qui doivent cuire pendant 20 min, jusqu’à devenir translucides. Pour la quantité je suis très mauvaise et en plus j’aime bien quand ça fait presque purée donc je vous laisse maître.esse.

Les croquants poivrés

Un conseil : commencez la préparation pendant la première étape de cuisson de la soupe.

À la base j’étais partie pour faire des sablés parmesan poivre du Sichuan. Et puis je me suis loupée en beauté sur les quantités, trop de beurre, oups, et dans la vie j’ai pas le temps de recommencer une préparation. Donc finalement ça m’a donné un truc qui tient plutôt du crumble croquant et franchement dans la soupe c’est une super bonne alternative aux croûtons.

Du coup pour des sablés-crumble-ratés réussis il vous faut :

  • 85g de beurre demi sel (doit-on encore le préciser ?!)
  • 70g de farine
  • 50g de parmesan
  • 1c à soupe de poivre de Sichuan moulu

Coupez le beurre froid en cubes grossiers et malaxee avec la farine jusqu’à l’obtention d’une pâte sableuse. Ajoutez le parmesan et le poivre. Mettre la pâte dans du papier étirable et former un boudin que vous mettrez au congélateur 20 min au moins (le temps donc de faire l’étape deux du potage).

Une fois que la pâte est devenue quasi dure (oui faut pouvoir la couper quand même), déballez et coupez des tranches d’un demi centimètre environ. Placez sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Mettre dans le four, préchauffé à 180°, et laissez cuire 15 min. Et là pour moi ce fut le drame, mes prétendus sablés ont fondu comme le beurre au soleil et je me suis retrouvée avec une pâte géante entrain de frétiller joyeusement dans le beurre et le parmesan. Du coup une fois qu’elle fut bien dorée voire bronzée je l’ai laissée refroidir et j’ai ensuite récupéré des petits bout pour mettre dans le potage. Et c’était top. Mais finalement peut-être que vous obtiendrez de vrais sablés, allez savoir.

La tartine thon-tomate.

Bon là franchement rien de compliqué. J’ai pris du pain, je l’ai tranché et grillé. J’ai pris une sauce aux tomates séchées et confites, je l’ai étalé dessus (duurr). Et ensuite j’ai réalisé les fameuses rillettes de thon de Giulatella qu’on vous a présenté ici (previously on Cook in book) auxquelles j’ai rajouté de la ciboulette et deux gouttes de tabasco rouge.

Et j’ai ré-étalé (re-duuur).

Ensuite j’ai servi la soupe, saupoudrée de croquants au poivre et j’ai tout mangé, il n’en reste plus une miette pour Nine ou Titania et je suis presque pas désolée.

Par Ambramissu

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