Portrait gourmand de Flore Vesco

Si Boby Lapointe avait voulu écrire de la littérature jeunesse et devenir une bien jolie personne c’est certainement en Flore Vesco qu’il aurait décidé de se réincarner. Car oui elle seule a ce même talent pour jouer avec les mots, les sonorités, dénicher des expressions et des jargons absolument oubliés et charmants.

Pour un roman gouleyant de Flore Vesco il vous faut :
– 200 g de rimes ou jeux de mots (selon vos goûts, on peut mélanger les deux)
– 300 g d’aventure
– 150 g de personnages historiques et/ou savants
– 3 c à soupe d’humour
– un bol de champ lexical à adapter à la spécialité du héros ou à l’époque
– une bonne poignée de mots anciens et oubliés
– 1 pincée de fantastique
– 3 brins de suspens

 

Trêve de palabres car vos entrailles crient famine, nous nous en allons vous croquer Florette.

Le portrait

Si Flore était:

  • Un plat d’enfance

De la semoule avec un yaourt et du miel (ça c’est un plat de très jeune enfance).
Poulet et coquillettes (ça c’est un plat d’enfance un peu plus tardive).

  • Un plat vite-fait

Bon, autant l’avouer d’emblée dès le début de ce portrait gourmand : l’intégralité de ce que je suis capable de cuisiner est vite fait. J’adore manger, mais pas cuisiner. La base de mon alimentation, c’est le pain et le fromage. A part ça, je sais faire de la soupe, des salades, des pâtes et du riz, et si ma vie en dépend, je peux aller jusqu’à préparer une tarte salée.

  • Un plat réconfort

Une tartine de beurre avec des petits morceaux de chocolat.

  • De la junk food

Pop-corn salé en plat et pop-corn au caramel en dessert constituent à mes yeux un repas acceptable.

  • Celui que tu aimes le plus préparer

Non, mais vraiment, je n’aime pas préparer à manger. J’aime bien… heu… mouliner des trucs en riant sauvagement : quand les légumes ou les fruits sont réduits en bouillie, j’ai un immense sentiment de satisfaction. #J’auraisDuEtreTueuseEnSérie

  • Un irrésistible

Je trouve très difficile de résister à la nourriture thaïlandaise.

  • Celui qui te révulse

Je ne mange pas de viande, mais ça ne me révulse pas. En revanche, je n’arrive pas à manger les animaux caoutchouteux et gluants (les huîtres, les bulots, les escargots…) et ceux qui sont servis crus. Ah, et aussi l’andouillette et les tripoux.  

  • Un bonbon

La barbapapa ! C’est merveilleusement cotonneux et sucré… et c’est la friandise qu’on ne peut pas avoir tous les jours, parce qu’on ne la trouve que dans les fêtes foraines ou les parcs.

Tiens, d’ailleurs, ça ferait sans doute une bonne histoire pour la jeunesse. Avec un personnage rose qui… ah, mince, apparemment ça a déjà été fait.

  • Une pâtisserie

Les bonhommes en pain d’épice ! C’est délicieux et on peut lui croquer les bras, les jambes, puis la tête en dernier… (#J’auraisDuEtreTueuseEnSérie)

Tiens, d’ailleurs, ça pourrait faire le sujet d’un joli conte pour enfants. Ce serait l’histoire d’un petit bonhomme qui… non, rien.

  • Une boisson

L’autre jour, une personne de confiance me faisait remarquer qu’il y a souvent de la bière dans mes romans (cette personne tient un blog qui parle de littérature et de nourriture, je vous le recommande). Dans Louis Pasteur contre les loups-garous, le héros découvre les microbes après avoir étudié la fermentation de la bière, et dans L’Estrange malaventure de Mirella, l’héroïne entre pour la première fois dans une taverne, où elle goûte à son premier verre de cervoise fraîche. Comme l’a finement deviné cette personne qui tient un si chouette blog, je suis bien sûr sponsorisée par la brasserie « La Montreuilloise« , qui soutient l’écriture de tous mes bouquins.  

  • Un restaurant

J’ouvre une digression : vous savez, quand on vous demande de raconter une blague, et que vous êtes incapable d’en proposer une, alors que vous en avez déjà entendu des millions ? Bon, moi, ça me fait la même chose avec les restaurants / bars / bonnes adresses. Et pourtant dieu sait que je suis allée dans plein d’endroits chouettes. Est-ce que je suis la seule ? J’aimerais vraiment qu’on me confirme que ça ne me le fait pas qu’à moi.

Suite à cette digression, là, comme ça, je réponds la FabU, au cinéma le Méliès à Montreuil, parce que le lieu est chouette (y a une terrasse et y a une grande bibliothèque booklib), et les tartes salées sont bonnes.  

  • Un livre à croquer

Le maître des Chrecques, de Walter Moers. Echo, un mistigriffe, se meurt de faim. Il passe un contrat avec l’alchimiste Succubius Eisspin. Celui-ci l’engraissera en lui faisant goûter des plats incroyables, puis le tuera pour récupérer sa graisse.

  • Un plat de roman qui t’aurait marquée

Dans mon souvenir, dans Le Baron perché, Côme monte dans l’arbre parce qu’il refuse de manger ce que leur a préparé la gouvernante : des têtes d’escargot crus sur des piques (on note que ça combine ce qui me révulse dans la question plus haut : le gluant et le cru).  

Oh, et sinon, le génial « pain des nains » dans l’univers du disque-monde ! Les fans de Terry Pratchett me comprendront. 

  • Un plat d’antan ou de jadis ou d’autrefois ou de naguère

Dans L’estrange malaventure de Mirella, la première page évoque des « poulardes, pâtés de cerfs et chevrettes rôties ». Comme je suis quelqu’un de cultivé, j’ai pris mes références culinaires dans Les Visiteurs quand Godefroy de Montmirail s’exclame : « Où sont les poulardes ? J’ai faim ! Où sont les veaux, les rôtis, les saucisses ? Où sont les fèves, les pâtés de cerf ? Qu’on ripaille à plein ventre pour oublier cette injustice ! Y’a pas quelques soissons avec de la bonne soivre, un porcelet, une chèvre rôtie, quelques cygnes blancs bien poivrés ? ».

  • Un plat qui te donne envie d’écrire

Comme plat, je ne vois pas… mais entre nous, je dois avouer que je suis souvent prise d’un élan créatif quand j’ai quelques verres dans le nez. Je suis alors débordante d’idées… C’est juste qu’elles sont très mauvaises et que je ne m’en rends compte qu’une fois sobre.

  • Un plat qui rime

Le ragoût de loups-garous irait bien avec Louis Pasteur contre les loups-garous. Pour l’opus suivant, Gustave Eiffel et les âmes de fer, je propose le civet de rivets (un peu difficile à digérer si l’on n’est pas un robot).

  • Un plat qui n’existe pas

Il y en a un dans De cape et de mots, c’est la lifrejole ! Les cuisiniers l’ont préparée en grand secret, personne ne possède la recette. Il y en a même qui prétendent que ce plat n’a jamais existé, que la soupière portée à la reine était vide… et pourtant, ceux qui y ont goûté disent avoir été transportés !

Qu’est-ce qu’on mange ?

Pain d’épices

– 250 g de miel
– 250 g de farine
– 1 sachet de levure chimique
– 1 sachet de sucre vanillé
– 2 œufs
– 10 cl de lait
– des épices (soit 4 c à s de mélange spécial pain d’épices, soit 1 c à s de cannelle, muscade, anis vert et mélange 4 épices)

Allumer le four à 160°C.

Faire chauffer le miel pendant quelques minutes, le temps que la texture se liquéfie.
Faire infuser les épices dans le lait en le réchauffant (ne par porter à ébullition).

Pendant ce temps, mélanger la farine, la levure et le sucre vanillé. Ajouter ensuite le miel chaud.

Une fois le mélange homogène, incorporer les œufs battus peu à peu : la texture va devenir bien plus liquide, il faut continuer de mélanger pour qu’elle reprenne forme.

Terminer par le mélange lait/épices, à nouveau en mélangeant doucement.

Enfourner durant environ 1h. Il est préférable de vérifier la cuisson vers la fin du temps, le pain d’épices peu vite devenir sec s’il est trop cuit !

Afin de profiter pleinement des saveurs, il est recommandé d’attendre 24h avant de le manger 🙂

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Par Ambramissu au portrait et Giuliatella aux fourneaux

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